Bienvenue sur Islam-93


As-Salam ^Alaykoum wa rahmatouli-Lah y wa barakatou^ou,

Ce blog à pour but de vous informer de l'Islam et non pour but d'enseigner la Science de la religion.

Conformément à la parole du prophète Sallalah wa ^alaiyhi wa salam qui à dit ce qui signifie:

"Quérir la science de la religion, est une obligation pour tous Musulmans"
[rapporter par Al-Bayhaqiyy]

Et comment ce fait cet apprentissage? Et bien conformément à la parole du Messager de Allâh qui a dit ce qui signifie:

« Celui à qui Allah prédestine le bien, Il fait qu'il approfondit sa science de la religion, la science ne vient que par l'apprentissage et la science des lois par la transmission orale des sciences des lois ».[rapporté par Al-Boukhariyy]

En espérant que ce blog seras la cause de votre apprentissage de la religion auprès de personnes dignes de confiance.

Je commence le blog par la mention du Nom de Allâh, Ar-Rahmân Ar-Rahim, la Louange est à Allâh le Seigneur des Mondes que Allâh honore et élève d'avantage en degrés le rang de notre Maître Mouhammed et que Allâh préserve cet Communauté de ce que le prophète craint pour elle.

Je demande à Allâh qu'Il fasse que nos intentions soit sincères par recherche de Son agréement.

Bonne Visite ;-)
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Cours spécifiques à l'Islam

Mercredi 28 juin 2006

La Voix de la Femme n'est pas une intimité (^awrah)

Sache que l'avis qui est pris en considération selon les quatre écoles au sujet de la voix de la Femme, c'est qu'elle n'est pas une intimité, c'est-à-dire qu’elle n’est pas une chose qu'elle devrait cacher. Comment dire que c'est une ^awrah alors qu'il a été confirmé dans le hadith que le Messager de Allah a autorisé une femme à chanter lorsqu'une femme allait être donnée par sa famille à son époux. En effet, Al-Boukhariyy dans son Sahih[1] , dans ce hadith donc : d'après Hicham Ibnou ^Ourwah d'après son père d'après ^A'ichah que Allah l'agrée, elle avait organisé le mariage d'une femme avec un homme des Partisans (Al-'Ansar).

Le Prophète de Allah  a dit ce qui signifie : « Ô ^A'ichah, n'y avait-il pas des gens qui chantent ? » car les 'Ansar aiment qu'il y ait des chants.

Dans la version de At-Tabaraniyy[2] , d'après Charik d'après Hicham Ibnou ^Ourwah, d'après son père ^Ourwah Ibnou z-Zoubayr, d'après ^A'ichah, le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Avez-vous envoyé avec cette femme qui allait se marier une femme qui joue du Douff et qui chante ? » et ^A'ichah a demandé : « Que dirait-elle ? »

Le Messager de Allah a répondu ce qui signifie : « Elle dit : Nous sommes venus à vous, nous sommes venus à vous, saluez-nous, nous vous saluons, si ce n'était l'or rouge vos campagnes ne seraient pas belles, si ce n'était le blé rouge vos femmes vierges ne seraient pas bien en chair ».Il s'agit là de poésies que les gens chantaient lors des mariages.

Dans la version de At-Tabaraniyy qui est Sahih (sûre) il y a un ajout par rapport à celle de Al-Boukhariyy, l'ajout est le fait de jouer du douff, et de chanter avec les paroles citées précédemment.

Dans le Hadith, il y a une évocation de (al-jariyah) qui dans la langue arabe est la fille, la jeune femme, cela est stipulé dans le livre Al-Qamous Al-Mouhit qui est un dictionnaire de la langue arabe ; ainsi que dans le livre Liçanou l-^Arab qui est aussi un dictionnaire de la langue arabe, sous la rubrique jim ra' ya' .

Al-Boukhariyy[3] a rapporté aussi d'après ^A'ichah que Allah l'agrée qu'elle a dit : « Le Messager de Allah est venu chez moi alors que se trouvaient deux jeunes femmes qui chantaient. Il s'est allongé sur le lit et a détouné son visage ; Abou Bakr est entré et a dit : Comment, la flûte du diable auprès du Prophète. » Le Messager de Allah a alors touné son visage vers lui pour lui dire ce qui signifie : « Laisse-les » puis lorsqu'il s'est assoupi, je leur ai fait signe et elles sont sorties.

Ibnou Hajar[4] a dit concernant ce hadith : « Lorsqu'il dit « jariyatan » ce qui signifie : « deux femmes », dans le chapitre suivant il a dit « min jawari l-'ansar » ce qui signifie : « parmi les femmes des 'Ansar ». At-Tabaraniyy[5] y rapporte un hadith de 'Oummou Salamah qui a dit : que l'une des deux appartenait à Hassan Ibnou Thabit » et dans le livre Al-'Arba^in de As-Soulamiyy ces deux femmes appartenaient à 'Abdou l-Lah Ibnou Salam. D'autre part, dans le livre Al-^Idayn de Ibnou Abi d-Dounya qui rapporte d'après Foulayh d'après Hicham Ibnou ^Ourwah, figure la parole : « Hamamah et sa compagne chantaient », et sa chaîne de transmission est du degré du sahih sûr . Je n'ai pas trouvé un autre nom que celui-là, mais il se peut que la deuxième s'appellait Zaynab, cela est cité dans le chapitre du Mariage ». Fin de citation.

Il dit aussi[6] que le fait que le Prophète n'ait pas interdit cela est une preuve qu'il est licite de laisser pareilles choses, c'est-à-dire qu'une telle chose, nous la jugeons comme le Prophète l'a jugée. De ce fait nous avons tiré de ce hadith une preuve qu'il est permis d'écouter la voix de la femme qui chante même si ce n'est pas une esclave ; parce que le Prophète n'a pas « reproché » à Abou Bakr le fait qu'il ait entendu la voix des femmes mais il lui a « reproché » le fait que lui-même (Abou Bakr) ait fait « le reproche ». Fin de citation de Ibnou Hajar.

De même Al-Boukhariyy, dans son Sahih[7] y a rapporté d'après Khalid Ibnou Dhakwan qu'il a dit : Ar-Roubayyi^ou Bintou Mou^awwadh Ibnou ^Afra' a dit : « Le Prophète est venu lorsque l'on m'a épousée ; il s'est assis sur mon lit tout comme tu t'asseois et il y avait des jeunes femmes à nous qui s'étaient mises à jouer du douff et à « pleurer » ceux qui avaient été tués parmi nos parents le jour de Badr et c'est alors que l'une d'elles a dit : « et parmi nous il y a un prophète qui sait ce qu'il va y avoir le lendemain ». Alors le Prophète Mouhammad lui a dit ce qui signifie : « Laisse cela, mais dis ce que tu étais en train de dire ». Fin de citation.

Ibnou Hajar a dit[8]  : At-Tabaraniyy dans Al-'Awsat, avec une bonne chaîne de transmission, du hadith de ^A'ichah, rapporte que le Prophète est passé auprès de femmes des Partisans pendant un de leurs mariages alors qu'elles chantaient : ce qui signifie : « Il lui a offert un mouton et son époux sait ce qu'il y aura demain ». Alors le Prophète a dit ce qui signifie : « Ne sait ce qu'il va y avoir le lendemain que Allah ».

Al-Mouhallab a dit : dans ce hadith il y a une preuve de l'annonce du mariage par le douff et les chants avec des paroles permises. Il y a aussi une preuve sur la venue de l'Imam c'est-à-dire du gouverneur des Musulmans, pour assister au mariage même s'il y a des chants dans ce mariage, tant qu'ils ne sortent pas du cadre de ce qui est permis. Fin de citation.

Ce hadith a également été rapporté par Al-Bazzar[9] . Dans les Sounan de Ibnou Majah[10] ,'Anas Ibnou Malik, le Prophète est parti dans l'une des régions de Médine et qu'il y a vu des femmes qui jouaient du douff et qui disaient ce qui signifie : « Nous sommes des jeunes femmes des Banib n-Najjar des fils de An-Najjar, qui est une famille des habitants de Médine ; quelle joie si Mouhammad était notre voisin ;

alors le Prophète a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala sait que je vous aime ».

Al-Hafidh d'après Al-Bousayriyy a dit que la chaîne de transmission de ce hadith est sahih sûre et que les gens qui composent cette chaîne sont dignes de confiance[11] .

Le grand savant Mouhammad Ibnou Mouhammad Al-Houçayniyy Az-Zabidiyy connu sous le nom Mourtada a dit dans son livre Al-'It-haf[12] que le Qadi Ar-Rouyaniyy a dit : « Si la femme élève la voix en disant: « Labbayk Allahoumma labbayk », ceci n'est pas interdit parce que sa voix n'est pas une ^awrah ».

L'Imam le Hafidh Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy dans son livre Fathou l-Bari en tome 13 p304 a dit qu'il est visé par le hadith où les femmes sont engagées vis-à-vis du Prophète à lui obéir que cet engagement fut oral, par la parole ; [non pas comme celui des hommes qui fut par la main]. Dans ce hadith, il est une preuve qu'il est permis d'entendre et d'écouter la voix de la femme 'ajnabiyyah et qu'elle n'est pas une ^awrah. Fin de citation.

An-Nawawiyy[13] a dit concernant le hadith sur la manière dont les femmes ont fait le pacte (Al-bay^ah) vis-à-vis du Prophète : qu'il y a dans ce hadith une preuve qu'il est permis d'écouter la voix de la femme 'ajnabiyyah lorsqu'il y a un besoin et que sa voix n'est pas une ^awrah ». Ibnou ^Abidin dans son commentaire Hachiyatou Ibni ^Abidin en tome 5 p236 en rapportant du livre Al-Qinyah, a dit : qu'il est permis de parler avec la femme 'ajnabiyyah, de tenir des propos moubah de l'ordre de l'indifférent .

Que d'après le livre Al-Moujtaba, il y a dans ce hadith une preuve qu'il n'y a pas de mal à parler avec les femmes au sujet de choses dans le cas où il n'y a pas nécessité c'est-à-dire de choses du degré du moubah et ceci ne compte pas pour le fait de discuter de ce qui ne nous concerne pas. Fin de la parole de Ibnou ^Abidin.

Dans le livre 'Asna l-Matalib Char^hi Rawdati t-Talib[14] du Chaykh Zakariyya Al-'Ansariyy Ach-Chafi^iyy il y a ce qui suit : de plus la voix de la femme n'est pas une ^awrah selon l'avis le plus sûr. Fin de citation.

Le jugement au sujet de la voix de la femme après toutes ces preuves, c'est qu'elle n'est pas une ^awrah, sauf pour celui qui trouve du plaisir en entendant leur voix ; dans ce cas il lui est interdit de l'écouter.

Si quelqu'un dit : N'est-ce pas que Allah ta^ala dit dans sourat Al-Ahzab / 32, n'est-ce pas que dans cette 'ayah il y a l'interdiction d'écouter la voix de la femme ?

La réponse : c'est qu'il n'en est pas ainsi.

Al-Qourtoubiyy dans son exégèse[15] dit : « Allah ta^ala leur a ordonné c'est-à-dire aux femmes du Prophète qu'elles aient un certain comportement dans leurs propos, qu'elles ne parlent pas d'une manière qui montre un attachement dans le cœur dû à ce qu'il comporte de douceur, comme le faisaient certaines femmes des arabes lorsqu'elles parlaient aux hommes en faisant en sorte que leur voix soit suave comme la voix des fornicatrices. Il leur a interdit pareille chose ».

Quant à Abou Hayyan dans son Exégèse du Qour'an, Tafsir Al-bahrou l-Mouhit [16] il dit concernant l'exégèse de sourat Al-'Ahzab / 32 qui signifie : « Ne répondez pas, vous femmes, d'une voix comme la voix de celles qui font l'adultère » : « Celui qui a dans son cœur un mal espèrerait quelque chose », c'est-à-dire que cela pourrait l'inciter au grand péché.

Ibnou ^Abbas ainsi que Al-Haçan ont une parole qui rejoint ce qu'a dit Ibnou Hibban.

Al-Kalbiyy a dit : « Ne parlez pas aux femmes comme celui qui recherche le péché aimerait entendre ».

Ibnou Zayd a dit qu'ici « al-khoudou^ » est ce qui fait entrer dans le cœur du désir.

Certains ont dit : « Ne parlez pas d'une voix douce aux hommes ». Allah ta^ala a ordonné que la parole la voix soit une parole de bien et non qu'elle montre qu'il y a un attachement dans le cœur, dû à ce qu'il comporte comme douceur, comme c'était le cas de certaines femmes arabes lorsqu'elles parlaient aux hommes d'une voix suave et douce à l'image de celles qui incitent à l'adultère, qui faisaient la prostitution. Allah leur interdit cela. Fin de citation. L'on sait à partir de cela que ce qui est visé par cette 'ayah, ce n'est pas qu'il est interdit aux femmes de parler de sorte que les hommes entendent leurs voix, mais ce qui est interdit, c'est qu'elles parlent d'une voix suave qui ressemble à celle des femmes qui incitent à l'adultère, c'est-à-dire les fornicatrices. En effet, il a été confirmé que ^A'ichah enseignait aux hommes de derrière un rideau.

Ibnou Hajar Al ^Asqalaniyy a dit dans son livre At-Talkhisou l-Habir[17] qu'il est confirmé dans le sahih que les hommes interrogeaient ^A'ichah au sujet des lois et du hadith oralement. Fin de citation.

Al-Hakim dans son livre Al-Moustadrak[18] d'après Al-'Ahnaf Ibnou Qays qu'il a dit : j'ai entendu le discours de Abou Bakar As-siddiq, celui de ^Oumar Ibnou l-Khattab, celui de ^Aliyy Ibnou Abi Talib que Allah les agrée tous, et de tous les califes jusqu'à ce jour ; je n'ai pas entendu de la bouche de quelqu'un quelque chose qui soit imposant ou meilleur que les paroles que j'ai entendues de la bouche de ^A'ichah que Allah l'agrée. Fin de citation.

Dans le livre At-Tafsirou l-Kabir qui est une exégèse du Qour'an de Al-Fakhr Ar-Razi, il y dit[19] au sujet de Sa parole ta^ala [sourat An-Nour / 31] que concernant la voix de la femme il y a deux avis et que le plus valable c'est qu'elle n'est pas une ^awrah, parce que les femmes du Prophète rapportaient les nouvelles aux hommes. Fin de citation. Parmi elles il y avait ^A'ichah que Allah l'agrée, elle parlait aux hommes en leur disant le hadith du Messager de Allah et elle leur donnait les fatwa les avis de jurisprudence au point que certains qui avaient entendu ses propos disaient : j'ai entendu la voix de Abou Bakr, de ^Oumar, de ^Outhman et de ^Aliyy, mais je n'ai pas trouvé une voix meilleure que celle de ^A'ichah et elle ne déformait pas sa voix. D'autre part, certaines femmes de la famille de Salahou d-Din Al-'Ayyoubiyy rapportaient les hadith du Messager de Allah aux hommes.

Le mieux, c'est que les femmes enseignent aux femmes dans des lieux où se trouve des femmes qui ont le niveau et le degré de confiance pour enseigner.

Allah soubhanahou wa ta^ala sait plus que tout autre.


[1] livre du Mariage, chapitre les femmes qui sont présentes lorsque l'épouse est donnée à son époux (en mariage) et qu'elles invoquent Allah, pour qu'Il accorde la barakah à l'épouse.
[2] dans son livre Al-Mou^jamou l-'Awsat tout comme dans Majma^ou z-Zawa'id de Nourou d-Din Al-Haythamiyy, livre du mariage, chapitre l'annonce du Mariage et les chants en tome 4 p 289 et dans Fat-hou l-Bari du Hafidh Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy, Livre du mariage tome 9 p226.
[3] dans son Sahih, livre des deux fêtes (Al-^Idayn) chapitre Al-Hirab wa d-daraq le jour de Al-^Id.
[4] dans son livre Fathou l-Bari tome 2 p 440.
[5] dans Al-Mou^jamou l-Kabir tome 23 p264-265.
[6] en page 443 du tome 2.
[7] livre du mariage chapitre jouer du douff lors du mariage et du banquet le banquet (al-walimah) est une tradition qui fait suite au mariage.
[8] Fathou l-Bari Tome 9 p203.
[9] voir Kachfou l-'Astar tome 3 p 5 et 6, Al-Haytamiyy a dit dans Al-Majma^ en tome 8 p129 : Al-Bazzar l'a rapporté et les gens de la chaîne de transmission font partie de ceux du sahih sûr .
[10] livre du mariage, chapitre les chants et le douff.
[11] dans le livre Misbahou z-Zoujajah fi Zawa'idi Ibni Majah tome 1 p334.
[12] 'It-hafou s-Sadati l-Mouttaqin bi Charhi 'Ihya'i ^ouloumi d-Din tome 4 p338.
[13] dans son commentaire du livre As-Sahih de Mouslim, Charhou Sahihou Mouslim en tome 13 p10.
[14] tome 3 p110.
[15] Al-Jami^ li 'Ahkami l-Qour'an
[16] en tome 7 p229.
[17] At-Talkhisou l-Habir fi Takhriji 'Ahadithi r-Rafi^iyy Al-Kabir en tome 3 p140.
[18] Al-Moustadrak chapitre connaître les compagnons en tome 4 p11.
[19] en tome 23 p207.
Par Muslim-93
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Mercredi 28 juin 2006

Le jeûne est un devoir pour chaque musulman pubère, sain d'esprit, capable de jeûner.

Il n'est pas valable de la part du mécréant d'origine, ni de l'apostat et il n'est pas valable aussi de la part de la femme ayant les menstrues ou les lochies.

Ce n'est pas un devoir pour l'enfant. Seulement, s'il a plus de dix ans d'âge, son tuteur le corrige s'il ne l'accomplit pas alors qu'il en est capable, mais il n'a pas à rattraper ce jeûne manqué. Ce n'est pas un devoir non plus pour le fou qui n'a pas à faire le rattrapage.

Ce n'est pas un devoir de l'accomplir pour le malade à qui le jeûne est nuisible, ni pour le voyageur parcourant une longue distance mais ils doivent le rattrapage s'ils ne jeûnent pas.

Le voyageur qui veut ne pas jeûner doit avoir quitté son agglomération avant l'aube avec l'intention de voyager. Le rattapage n'est pas un devoir pour le vieillard qui a peur d'aggraver sa maladie et d'en mourir.

 

Les obligations du jeûne consistent en deux choses :

L'intention : elle a lieu dans le cœur. Il n'est donc pas une condition de la prononcer avec la langue. Elle est un devoir pour chaque jour de Ramadan, elle est faite durant sa nuit et le jeûne n'est pas valable sans elle. On dit donc avec son coeur :

"j'ai l'intention de jeûner le jour qui vient du mois de Ramadan".

Et chez certains [savants], il suffit de faire l'intention durant la nuit du premier jour de Ramadan pour tous les jours du mois. On dit donc avec son coeur :

"j'ai l'intention de jeûner trente jours du mois de Ramadan de cette année".

Et il est un devoir pour la femme qui avait les menstrues ou les lochies, et pour laquelle l'écoulement sanguin s'est arrêté la veille du jeûne, de faire l'intention de jeûner le jour suivant de Ramadan, même si elle n'a pas fait la grande purification, car la purification est une condition pour la validité de la prière et n'est pas une condition pour la validité du jeûne.

Le fait de manger, de boire ou d'avoir des rapports après avoir fait l'intention et avant la levée de l'aube n'est pas préjudiciable. Et celui qui s'est endormi de nuit sans avoir fait d'intention puis ne s'est réveillé qu'après l'aube, il lui est un devoir de s'abstenir des choses qui rompent le jeûne et il doit le rattrapage de ce jour de Ramadan.

L'abstention : c'est l'abstention de la nourriture et des boissons et d'introduire tout ce qui a un volume, même petit, à l'intérieur de sa tête, de son ventre ou de ses intestins ou autres à partir d'un orifice ouvert tel que la bouche ou le nez, même si ce sont de petites particules, ou à partir des orifices inférieurs, antérieur ou postérieur et ce, depuis l'aube jusqu'au coucher.

Et celui qui mange ou boit par oubli, même en quantité et même durant le jeûne surérogatoire, n'a pas rompu son jeûne. Ainsi, dans le hadith fiable :

ce qui signifie : "Celui qui a oublié qu'il faisait le jeûne et qui a mangé ou bu, qu'il poursuive son jeûne, c'est Allah qui l'a nourri et abreuvé".

Celui qui introduit quelque chose dans sa bouche, comme son doigt, puis a provoqué le vomissement délibérément, il a rompu son jeûne, même s'il n'a rien avalé dans son ventre, pour preuve le hadith du Prophète :

ce qui signifie : "Celui qui a été gagné par le vomissement alors qu'il faisait le jeûne, il ne doit pas le rattrapage et celui qui l'a provoqué, il doit rattraper".

Il est aussi un devoir d'abandonner le rapport et la sortie provoquée du maniyy par la masturbation ou le contact : cela annule le jeûne.

 

Les choses qui annulent le jeûne sont les suivantes

Manger, même un grain de sésame ou moins, délibérément et non par oubli et boire même une goutte d'eau ou de médicament.

Remarque : la poussière du chemin n'est pas préjudiciable, ni le tamisage de la farine et ce, en raison de la difficulté éprouvée pour s'en préserver. Il n'est pas préjudiciable de goûter le repas sans rien en avaler. Celui qui exagère dans le rinçage de la bouche ou du nez et fait entrer de l'eau dans son corps, il a rompu le jeûne. S'il a fait sortir sa salive de sa bouche jusqu'à l'extérieur de ses lèvres puis l'y a réintroduite et l'a avalée, il a rompu le jeûne. Mais tant qu'elle reste en contact avec sa langue, il ne rompt pas le jeûne s'il l'avale. Tandis qu'avaler les secrétions du nez, de la gorge ou des poumons ou autres, cela ne rompt pas le jeûne chez l'Imam Abou Hanifah s'il l'avale même après être arrivé jusqu'à sa langue. S'il a été gagné par le vomissement, puis lorsque cela a pris fin, il avale sa salive altérée avant de laver sa bouche, son jeûne est annulé car cette salive est souillée par le vomi qui est arrivé jusqu'à sa bouche.

Quant à la fumée de cigarette qui parvient dans le corps de celui qui jeûne en provenance de celui qui fume et qui est à son côté dans la voiture par exemple, elle n'annule pas le jeûne. Il en est de même pour la fumée de l'encens et pour le fait de sentir le parfum, cela n'annule pas le jeûne. Ce n'est toutefois pas le cas de celui qui fume lui-même une cigarette car il s'en détache des petites particules qui arrivent jusqu'à l'intérieur du jeûneur  qui l'avale.

La goutte dans le nez et dans l'oreille annulent le jeûne. De même pour le lavement par les orifices inférieurs, au moyen d'un clystère par exemple. Toutefois la piqûre à travers la peau ne rompt pas le jeûne.

Celui qui s'est évanoui durant le jour de Ramadan et s'est réveillé sans que son évanouissement dure toute la journée, ne rompt pas son jeûne. Tandis que celui dont l'évanouissement a duré toute la journée de l'aube jusqu'au coucher, son jeûne n'est pas valable. Mais s'il est atteint de folie, même un instant, il rompt le jeûne.

De même, s'il survient à la femme les menstrues ou les lochies, même juste avant le coucher du soleil, elle a rompu le jeûne.

Quant à celui qui jeûne et qui est endormi, s'il lui sort du maniyy dans le rêve, il ne rompt pas le jeûne, contrairement à la sortie du maniyy par contact ou par masturbation, délibérée et qui n'a pas lieu par oubli.

Le jeûne est annulé par le rapport délibéré accompli en se rappelant le jeûne, même s'il ne sort pas de maniyy. Quant à celui qui fait le rapport par oubli, il ne doit pas de rattrapage.

Celui qui s'est réveillé jounoub d'un rapport ou autre, il doit jeûner le jour et se laver pour la prière.

D'après ^A'ichah elle a dit :

ce qui signifie : "Le Messager de Allah était atteint par l'aube alors qu'il était jounoub de sa femme puis il se lavait et faisait le jeûne".

Parmi les choses qui rompent le jeûne : il y a se retrouver dans la mécréance (délibérément), par plaisanterie ou par colère de son propre choix, en se rappelant le jeûne ou pas, car l'acte d'adoration n'est pas valable d'un mécréant. Pour cela, il est un devoir d'éviter la mécréance avec ses trois sortes et de ne pas y tomber de façon absolue; et ces trois sortes sont :

- La mécréance par la parole : comme celui qui insulte Allah ou l'Islam.

- La mécréance par la croyance : comme le fait de croire que Allah est un corps ou une lumière ou une âme.

- La mécréance par le geste : comme le fait de jeter le Qour'an dans les ordures ou la prosternation pour une idole.

 

Ce qui est un devoir pour celui qui a rompu le jeûne délibérément durant Ramadan

Celui qui annule le jeûne doit dans certains cas le rattrapage, dans d'autres le rattrapage assorti d'une compensation (fidyah), dans d'autres la compensation (fidyah) seule à la place du rattrapage et dans d'autres, il est un devoir de rattraper et de verser une expiation (kaffarah).

1/ Celui qui annule son jeûne et qui doit le rattrapage seul, c'est :

            a) celui qui n'a pas jeûné à cause d'une maladie dont on espère la guérison ;

            b) celui qui était dans un long voyage durant lequel il n'a pas jeûné ;

            c) la femme qui a les menstrues ou les lochies ;

          d) celui qui n'a pas jeûné délibérément durant Ramadan sans excuse et non à la suite d'un rapport;

          e) la femme enceinte et celle qui allaite, si elles ont peur pour elles-mêmes;

Tous ceux-là doivent le rattrapage jour pour jour.

2/ Quant à celui qui rompt le jeûne et qui doit le rattrapage assorti d'une compensation (fidyah), c'est :

            - la femme enceinte et celle qui allaite, si elles ont peur pour leur enfant et n'ont pas jeûné pour cela, elles doivent le rattrapage et la compensation (fidyah) pour chaque jour d'un moudd (le plein de deux mains jointes de taille moyenne) de la nourriture de base la plus répandue du pays. Il s'agit, dans le madh-hab hanafite, de nourrir un pauvre d'une quantité suffisante pour son repas de midi et du soir ou la contrepartie de cela.

3/ Quant à celui qui rompt le jeûne et qui doit la compensation (fidyah) seule :

            a) c'est le vieillard qui ne supporte pas le jeûne ou qui en serait gravement affecté, celui-là ne jeûne pas et donne une fidyah jour pour jour ;

            b) de même, le malade dont on n'espère pas la guérison n'a pas à jeûner ni à rattraper. Seulement, il doit la fidyah seule qui est un moudd de la nourriture de base la plus répandue du pays.

4/ Quant à celui qui rompt le jeûne et qui doit le rattrapage et l'expiation (kaffarah) ensemble, c'est celui qui a eu un rapport durant la journée de Ramadan délibérément, de son propre gré, en se rappelant le jeûne et même s'il n'est pas sorti de maniyy. Il doit rattraper cette journée qu'il a annulée tout comme il doit l'expiation (kaffarah).

L'expiation (kaffarah) est, dans cet ordre :

L'affranchissement d'un esclave croyant. S'il ne peut pas, il jeûne deux mois consécutifs, mis à part le jour de rattrapage. S'il en est incapable, il donne à nourrir à soixante pauvres une quantité suffisante pour les repas de midi et du soir chacun, ceci dans le madh-hab hanafite.

S'il est incapable de tout cela, l'expiation reste à sa charge et il n'a rien d'autre à sa place.

 

Les jours qu'il est interdit de jeûner

- Le jour du ^Idou l-fitr et qui est le premier jour de Chawwal.

- Le jour de ^Idou l-'ad-ha.

- Les trois jours de At-Tachriq, ce sont les jours qui suivent le jour de ^Idou l-'ad-ha.

- Le jour du doute, c'est le trentième jour de Cha^ban si des personnes qui commettent les grands péchés, des femmes, des enfants ou autres de ceux dont la parole ne confirme pas le début du jeûne, disent avoir vu le croissant de lune de Ramadan. Le Prophète a interdit de le jeûner. Il a dit :

ce qui signifie : "N'anticipez pas Ramadan d'un ou deux jours. Jeûnez à la vue du croissant et interrompez le jeûne à la vue du croissant. Si l'observation est gênée par des nuages par exemple, poursuivez Cha^ban jusqu'à trente jours".

- La deuxième moitié de Cha^ban, il n'est pas permis de la jeûner sauf si elle est reliée avec un jour qui la précède, ou si elle est jeûnée par rattrapage ou par vœu (nadhr).

Il est recommandé de jeûner six jours de Chawwal et il est recommandé de les faire à la suite, après l'^Id. S'il ne les fait pas ensemble, la sounnah est aussi réalisée.

Celui qui engage le jeûne d'une obligation, que ce soit en rattrapage ou par vœu, il lui est interdit de l'interrompre. Mais si c'est un jeûne surérogatoire, il lui est permis de l'interrompre.

 

Zakatou l-fitr

Elle est un devoir sur chaque musulman, en plus de sa subsistance, et de la subsistance de ceux qui sont à sa charge le jour de l'^Id et la nuit qui le suit.

Elle consiste en un sa^ de la nourriture de base. Le sa^ du Prophète est l'équivalent de quatre moudd pour des mains de taille moyenne. Il s'agit d'un sa^ de la nourriture de base la plus répandue du pays. Il est donné à un pauvre nécessiteux et à qui est en droit de recevoir la zakat.

Il est un devoir pour l'homme musulman de donner la zakat de al-fitr sur son épouse (musulmane) et ses enfants qui ne sont pas pubères et sur tout proche qui est à sa charge, c'est-à-dire ceux dont la charge est un devoir comme les père et mère (pauvres et musulmans). Il n'est pas un devoir de payer la zakat de al-fitr sur un mécréant.

Il est un devoir de l'accomplir avant le coucher du soleil du jour de l'^Id et il est interdit de la reculer sans excuse. Il est possible de la donner à partir du début de Ramadan. La sounnah, c'est de la donner avant la prière de al-^Id, la matinée du jour de Al-^Id.

Par Muslim-93
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Mercredi 28 juin 2006

La bonne volonté pour faire le bien et

les actes d'obéissance et pour satisfaire

aux besoins des musulmans (1)


Certes, l'Islam est une religion éminente. Allah nous a donné dans cette religion une Loi dans laquelle réside notre bien et notre réussite dans le bas-monde et dans l'au-delà. Allah agrée pour nous cette religion éminente qui est toute entière de  bien et de perfection. C'est la religion de tous les  prophètes et il y a dans cette religion la réussite et le bien, le succès pour les individus et les sociétés en toute époque et en tout lieu. Ainsi quoi qu'essayent les ennemis de l'Islam pour susciter des doutes, ils ne font que les susciter contre eux, et bien qu'ils essaient de porter atteinte ou de ruser contre cette religion et contre ceux qui suivent cette religion, malgré leurs tentatives de propager de fausses rumeurs et des calomnies, il n'y a pas de doute qu'ils restent dans l'égarement, incapables de trouver dans la religion de Allah un seul défaut ou une seule imperfection.Allah a incité Ses esclaves croyants dans le Qour'an honoré à faire preuve de bonne volonté pour oeuvrer en bien et faire les actes d'obéissance, et à s'empresser de les faire. A ce sujet, il y a la parole de Allah :

[sourat 'Ali ^Imran / 133] ce qui signifie : "Empressez-vous de rechercher le pardon de votre Seigneur, pour un paradis dont la largeur fait l'étendue des cieux et de la terre et qui a été préparé pour ceux qui font preuve de piété" ainsi que Sa parole soubhanah :

[sourat Al-Mouzammil / 20] ce qui signifie : "Ce que vous présenterez pour vous en bien, vous le retrouverez au jour du jour du jugement, et mieux encore, avec une plus grande récompense", et Sa parole ^azza wa jall :

[sourat Al-Hajj / 77] ce qui signifie : "Faites le bien, puissiez-vous avoir la réussite".

De même, le Prophète  a incité sa communauté à faire le bien à être rapide à l'accomplir afin que ces biens soient une provision pour la résidence de l'au-delà. Ainsi il a dit [rapporté par Mouslim] ce qui signifie : "Empressez-vous pour les œuvres de vertu parce qu'il viendra des dissensions semblables à des pans de nuits obscures pendant lesquelles l'homme sera au matin croyant et parviendra au soir mécréant et il sera au soir croyant et il parviendra au matin mécréant, il vendra sa religion pour quelque chose de ce bas-monde".

Le Messager  a accordé une grande importance à l'organisation des relations sociales entre les musulmans, pour renforcer les liens de la société islamique pour que cette société soit forte grâce à ses individus, telle des pierres cohérentes qui se soutiennent les unes les autres, et pour que l'amour, la solidarité, l'entraide, la coopération, la fraternité et la miséricorde lient ses individus.

Parmi les choses que le Messager de Allah   a incité sa communauté de faire, auxquelles il a encouragé et en lesquelles réside un appel à une solidarité sociale qui entraîne l'amour, il y a le maintien des liens avec ses proches parents et la visite du malade musulman.

Ainsi il a dit  [rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak] ce qui signifie : "Pas un homme qui rende visite à un malade le soir sans que sortent avec lui soixante-dix mille anges qui demandent le pardon pour lui jusqu'au matin et sans qu'il ait un jardin au paradis et nul qui sorte au matin, sans que sortent avec lui soixante-dix mille anges qui demandent le pardon pour lui jusqu'au soir et sans qu'il ait un jardin au  paradis".

Ainsi ce jardin que Allah donne à ce musulman au paradis vaut mieux que le bas-monde et tout ce qu'il contient. En effet, il n'y a pas un arbre au paradis sans que son tronc ne soit en or. Or les fruits des arbres au paradis ne sont pas clôturés ni interdits, pour l'éternité.

Le Prophète éminent  a incité sa communauté également à œuvrer  dans les œuvres de bien et les actes de vertu et à satisfaire aux besoins des musulmans, ces besoins dans lesquels il y a du bien et un renforcement de la société, de la solidarité sociale, de l'amour et de la fraternité entre les individus musulmans, quelles que soient leurs couleurs ou leurs langues. Voilà ceux que l'Islam a réunis et que Allah a rendu frères dans cette religion. Il a fait que le plus honorable d'entre eux, c'est celui qui fait le plus preuve de piété et c'est celui d'entre eux qui est le plus fort à faire les actes de bien et d'obéissance. Il les a incités à corriger les différends qui peuvent se produire entre eux, ainsi

Il dit :

[sourat Al-Houjourat / 10] ce qui signifie : "Certes, les croyants sont des frères, alors réparez ce qu'il y a entre vos frères et craignez Allah, peut-être vous accordera-t-Il Sa miséricorde".

Le Prophète  a dit en incitant sa communauté à faire le bien et à satisfaire aux besoins des musulmans [rapporté par l'accord des Traditionalistes] ce qui signifie : "Le musulman est le frère du musulman, il ne fait pas preuve d'injustice à son égard ; celui qui satisfait aux besoins de son frère, Allah satisfait à son besoin, et celui qui sauve un musulman d'une difficulté, Allah le sauve d'une des difficultés du jour du jugement ; et celui qui ne dévoile pas un musulman, Allah ne le dévoile pas au jour du jugement".

Par Muslim-93
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Mercredi 28 juin 2006

La Bonne nouvelle pour ceux qui font preuve de patience


Allah ^azza wa jall dit :

[sourat Az-Zoumar / 10] ce qui signifie : "Certes ceux qui font preuve de patience recevront une très grande récompense".

Et Il dit soubhanah :

[sourat Al-Baqarah / 155-157] ce qui signifie : "Nous vous éprouverons par un peu de crainte, de faim et de perte de biens, d'âmes et de profits, annonce la bonne nouvelle à ceux qui font preuve de patience qui disent lorsqu'une épreuve les atteint : nous appartenons à Allah et c'est à Lui que nous reviendrons pour le jugement, ceux-là ont des élévations en degré et des miséricordes de la part de leur Seigneur et ceux-là sont les bien-guidés".

Allah nous apprend la grande récompense qu'Il accorde, gloire à Lui Qui est exempt d'imperfection, à Ses esclaves croyants qui font preuve de patience face aux différentes sortes d'épreuves. Il nous apprend qu'Il est notre Créateur, qu'Il est Celui à Qui nous appartenons et à Qui appartient toute chose, qu'Il fait dans ce qui Lui appartient ce qu'Il veut. Il nous apprend qu'Il a fait de ce bas-monde qui sera anéanti une résidence d'épreuves, de tourments, de tristesse et de chagrin. Ainsi, Allah a fait que dans ce bas-monde il y ait différentes sortes d'épreuves, de craintes, de faim et de catastrophes. Parmi les épreuves, il y a ce qui arrive aux biens, aux commerces. Il y a parmi les épreuves, ce qui arrive aux âmes, c'est-à-dire aux enfants ou ce qui est du même ordre dans la famille, et il y a parmi les épreuves, ce qui arrive aux récoltes. Celui qui fait preuve de patience face aux épreuves quelles qu'elles soient advenant aux biens, aux enfants, aux membres de la famille ou aux récoltes, Allah lui annonce la bonne nouvelle qu'Il lui réserve un bien éminent décrit par Sa parole :

ce qui signifie : "Et annonce la bonne nouvelle à ceux qui font preuve de patience".

Ainsi l'état de ce bas-monde qui va à sa fin n'est que tourment, tristesse, et difficulté et celui à qui arrive une épreuve et une difficulté, qu'il fasse preuve de patience, qu'il persévère dans l'obéissance, sans se départir de la foi, sans la quitter, qu'il soit imperturbable.  C'est cela l'état des prophètes et des saints éminents et c'est le cas des esclaves vertueux de Allah.

Que l'on sache que l'esclave croyant à qui Allah ta^ala donne une épreuve, cette épreuve est un bien éminent pour cet esclave, parce qu'ainsi, elle constituera une compensation de ses péchés ou bien une élévation de son degré et ceci est confirmé par la parole du Prophète qui signifie : "Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui donne des épreuves".

Ainsi le Messager de Allah n'a pas dit : (celui pour qui Allah veut le bien, Il lui donne beaucoup d'argent ou un grand pouvoir dans ce bas-monde. Au contraire il a dit ce qui signifie : "Il lui donne des épreuves".

L'esclave qui aura réussi, c'est donc l'esclave croyant qui fait preuve de patience face à ces épreuves.

De plus cette patience de la part de l'esclave croyant est un bien éminent que Allah lui accorde. Or Allah l'accorde à qui Il veut parmi Ses esclaves. Ainsi le Messager éminent  a dit ce qui signifie : "Il n'est pas accordé à l'homme de meilleur don et un don plus large que la patience".

Ainsi ce hadith honoré nous montre que la patience est une grâce éminente de Allah. Alors, que le croyant à qui Allah accorde des épreuves et des difficultés s'attache à obéir à Allah et qu'il ne Le contredise pas, qu'il ne se mette pas en opposition ;parce que s'opposer à Allah ta^ala est de la mécréance et de l'égarement. D'autre part, cette opposition ne ramène pas le bienfait qui a été enlevé et ne repousse pas non plus l'épreuve. Mais au contraire, c'est une perdition et une cause de perte pour celui qui en fait preuve. Ainsi d'après 'Anas Ibnou Malik, il a dit : Le Messager de Allah   a dit [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : "L'éminence de la récompense est relative à l'éminence de l'épreuve, si Allah aime des gens, Il leur accorde des épreuves. Celui qui est satisfait, à lui l'agrément, et celui qui s'oppose et contredit, sur lui la menace de châtiment".

Dans ce hadith honoré, le Prophète nous montre que celui qui fait preuve de patience et accepte l'épreuve, il aura une récompense éminente de la part de Allah. Quant à celui qui s'oppose et qui n'est pas satisfait de la prédestination de Allah, celui-là aura le châtiment éminent dans l'au-delà.

Ainsi ce bas-monde est une résidence d'épreuves, de dissensions et de catastrophes et le gagnant dans ce bas-monde, c'est le croyant patient, persévérant sur l'obéissance et qui ne se départit pas de la foi quelles que soient les épreuves qui lui arrivent. Il ne s'oppose pas à Allah, aussi nombreuses que soient les catastrophes qui lui arrivent. Alors bonheur au croyant patient persévérant sur l'obéissance à Allah lors des épreuves et quelle bonne nouvelle pour lui dans l'au-delà, là ou se trouve le bonheur éternel dans des jardins de félicité.

Par Muslim-93
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Vendredi 30 juin 2006

L'interrogatoire de l'homme au jour du jugement

ou l'exposition de ses actes en ce jour


Sache mon frère musulman et ma sœur musulmane que Allah ^azza wa jall ne nous a pas créés absurdement dans cette vie du bas-monde. Au contraire, Il nous a créés pour nous ordonner de L'adorer. Allah ta^ala nous a créé une raison et nous a donné des organes et des sens pour les utiliser dans Son obéissance et pour nous garder de Lui désobéir. Nous serons interrogés à leur sujet et nous aurons des comptes à rendre au jour du jugement, sur ce que nous avons présenté dans cette vie du bas-monde, conformément à ce qu'Il dit ^azza wa jall :

[sourat An-Nahl / 93] ce qui signifie : "Vous allez certes être interrogés au sujet de ce que vous faisiez".

Allah tabaraka wa ta^ala dit  :

[sourat Al-'Isra' / 36] ce qui signifie : "Ne suis pas ce au sujet de quoi tu n'as pas de science. Certes, l'âme, la vue et le cœur, sur tout cela l'homme sera interrogé".

Et le Prophète  a dit ce qui signifie : "Au jour du jugement les pieds de l'esclave ne quitteront pas le lieu de l'exposition des actes avant qu'il ne soit interrogé au sujet de quatre choses : au sujet de sa vie, à quoi il l'a passée, au sujet de son corps, à quoi il l'a usé, au sujet de sa science, sur ce qu'il en a fait, au sujet de son bien, d'où il l'a acquis et dans quoi il l'a dépensé".

L'esclave sera interrogé au jour du jugement au sujet de son corps, à quoi il l'a usé. S'il l'a usé dans l'obéissance à Allah ^azza wa jall, il sera heureux et sauvé avec ceux qui seront sauvés, et s'il l'a usé dans les péchés et les interdits, il aura perdu.

Allah tabaraka wa ta^ala dit  :

[sourat An-Nour / 52] ce qui signifie : "Celui qui obéit à Allah et à Son Messager, qui craint Allah et fait preuve de piété, voilà qui seront les vainqueurs".

L'esclave au jour du jugement sera interrogé au sujet de sa science, sur ce qu'il en a fait. La signification, c'est que l'esclave sera interrogé à la station de l'exposition des actes, il lui sera dit : "As-tu appris ce que Allah a rendu obligatoire sur toi des choses de la religion ?"

Ainsi le Messager de Allah  a dit ce qui signifie : "Quérir la science de la religion est une obligation pour chaque musulman".

Celui qui aura appris ce qui est obligatoire d'apprendre par obligation d'ordre personnel pour chaque personne responsable et qui aura agi selon ce qu'il a appris, celui-là sera heureux et sauvé. Quant à celui qui aura négligé et n'aura pas appris ce que Allahta^ala a rendu obligatoire sur lui ou qui aura appris mais aura négligé d'œuvrer et n'aura donc pas œuvré selon ce qu'il a appris, celui-là aura perdu et ira à sa perte.

L'esclave sera interrogé à la station de l'exposition des actes au jour du jugement au sujet du bien qu'il a eu en sa possession dans la vie de ce bas-monde, d'où il l'a pris et en quoi il l'a dépensé. S'il l'a pris d'une voie licite et qu'il l'a dépensé dans des voies licites, dans lesquelles il n'y a pas d'interdiction, celui-là aura réussi, il sera heureux et aura gagné, il n'aura pas à être attristé pour cela. Quant à celui qui a amassé un bien d'une voie interdite et l'a dépensé dans des voies interdites ou s'il a rassemblé le bien d'une voie licite mais l'a dépensé dans des voies interdites, celui-là ira à sa perdition.

Alors bonheur à celui qui s'est rendu des comptes à lui-même et s'est préparé pour le jour de l'exposition des actes, qui a fait preuve de piété à l'égard de son Seigneur, Lui a obéi et a pris pour provision la piété et les actes d'obéissance pour le jour du jugement. Ainsi notre Maître ^Oumar Al-Farouq, que Allah l'agrée, a dit : "Rendez des comptes à vous-mêmes avant d'avoir à rendre des comptes". Puis il a dit, que Allah l'agrée : "Parez-vous pour la grande exposition". Et quelle belle parole que celle du poète qui a dit ce qui signifie : "Si tu as besoin de provision, tu n'en trouveras pas de meilleure que les bons actes". Sachez, que Allah vous accorde Sa miséricorde, qu'au sujet des riches, le plus souvent leur part de piété est faible et ce en raison de la quantité de biens qu'ils rassemblent à partir des voies interdites. Sachez aussi que les pieux, leur part de richesse en terme de biens est faible. Ainsi un homme a dit au Messager de Allah : "Certes je t'aime Ô Messager de Allah", alors le Messager lui a dit ce qui signifie : "Prête attention à ce que tu dis car la pauvreté est plus rapide à arriver chez celui qui m'aime que le ruisseau à parvenir à l'endroit où il se déverse".

Par Muslim-93
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Vendredi 30 juin 2006

Le mérite de l’apprentissage de la science de la religion et de son enseignement aux gens


Allah ^azza wa jall dit :

[Sourat Taha / 'ayah 114] ce qui signifie : "Et dis : Ô Seigneur, augmente ma connaissance".

Certes, l'apprentissage des choses de la religion est la plus éminente des œuvres par lesquelles l'esclave croyant de Allah se rapproche de l'agrément de Allah ^azza wa jall et c'est la meilleure des choses où soit passé le plus précieux des temps. Allah tabaraka wa ta^ala a élevé le degré des savants croyants qui œuvrent conformément à leur science.

Allah ta^ala dit :

[Sourat Al-Moujadalah / 'ayah 11] ce qui signifie : "Allah élève en degré ceux d'entre vous qui ont cru et qui ont acquis la connaissance".

Et Allah ta^ala dit :

[Sourat Az-Zoumar / 'ayah 9] ce qui signifie : "Dis : Sont-ils égaux ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ?". C'est-à-dire qu'à l'évidence ils ne sont pas égaux.

Et sache mon frère musulman que grâce à la science de la religion, Allah ^azza wa jall fait que beaucoup de mal soit réparé et que beaucoup de créatures sont sauvées de la perdition. D'autre part, avec l'apprentissage et la connaissance de la science de la religion, l'esclave de Allah apprend la valeur respective des actes. Il connaît ainsi ce qui est interdit (haram), déconseillé (makrouh), permis (moubah), obligatoire (fard) et ce qui est recommandé (mandoub). Et il connaît ce qui, d'entre les péchés, est du rang des petits péchés (sagha'ir), ce qui est du rang des grands péchés (kaba'ir). Avec cela, le croyant parvient à être bien guidé dans sa propre situation et le diable ne peut pas se jouer de lui sur ces sujets.

Le Prophète a recommandé à sa communauté l'apprentissage et la connaissance de la science de la religion. Il leur a montré par de nombreux hadith l'immense mérite et la grande récompense du croyant ayant appris, qui cherche à connaître davantage les choses de sa religion et à connaître ce que Allah ta^ala a rendu licite et ce qu'Il a interdit. Parmi cela, sa parole :

[rapporté par At-Tabaraniyy] ce qui signifie : "Ô gens, apprenez. certes, la science vient par l'apprentissage et la science de la religion par transmission orale. Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui fait apprendre la science de la religion".

Le Prophète a dit à Abou Dharr Al-Ghaffariyy, que Allah l'agrée, en lui recommandant d'apprendre la science de la religion :

[rapporté par Ibnou Majah] ce qui signifie : "Ô Abou Dharr, si tu te déplaces et apprends une 'ayah du Qour'an, tu seras plus récompensé que si tu pries cent rak^ah des prières surérogatoires ; et si tu te déplaces et apprends un chapitre de la connaissance, tu seras plus récompensé que si tu pries mille rak^ah des prières surérogatoires".

Il a dit aussi :

[rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : "Celui qui est sorti pour acquérir la science de la religion, celui-là est en train d'agir pour rechercher l'agrément de Allah jusqu'à ce qu'il revienne".

Mon frère musulman : sache qu'il est un devoir pour chaque musulman responsable, c'est-à-dire pubère et sain d'esprit (moukallaf), d'apprendre de la science de la religion une part dont nul parmi les personnes responsables (moukallaf) ne peut se passer. Ensuite, il lui est obligatoire d'appliquer ce qu'il a appris pour qu'il soit, selon le jugement de Allah ^azza wa jall, parmi les gagnants qu'Il agrée, ceux qui ont les hauts degrés.

Parmi ces choses, il y a l'apprentissage des bases de la croyance, relatives à la croyance en Allah ta^ala et en Son Messager, tout comme la connaissance des choses qui font sortir de la religion de l'Islam telles que les différentes sortes de mécréance, afin de les éviter et de s'en éloigner. Car la mécréance est le plus grand péché que commette l'esclave de Allah et c'est le péché que Allah ta^ala ne pardonne pas à celui qui meurt en l'ayant commis sans s'en être repenti, que Allah nous en préserve.

Aussi, il est un devoir de connaître les jugements concernant la prière, le jeûne, c'est-à-dire les conditions de validités, les piliers et les causes d'annulation. De même, il est un devoir de connaître la purification et ce qui est du même genre parmi les choses dont chaque personne responsable ne peut se passer et c'est ce qui est visé par la parole du Prophète :

[rapporté par Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : "Quérir la science de la religion est une obligation pour chaque musulman".

Sache mon frère musulman que l'apprentissage de la science indispensable de la religion, dont aucun moukallaf ne peut se passer, ne se fait pas par la lecture individuelle des livres édités. Ceci en raison ce que cela peut entraîner comme nombreuses perditions à cause de ce qui est faussement prétendu ou attribué par erreur à la religion et aux savants reconnus, des choses que l'on trouve dans beaucoup de livres. De plus, la voie saine pour acquérir la science de la religion est celle des gens pieux du salaf et du khalaf, qui est l'acquisition et l'apprentissage de la science par transmission orale d'un savant connaisseur digne de confiance, tempérent, ayant peur pour sa religion, ayant lui-même acquis la science d'un savant et ainsi de suite jusqu'aux compagnons. A ce sujet, le tabi^iyy et l'Imam honorable Ibnou Sirin a dit : "Certes, cette science est une religion, alors regardez bien de qui vous prenez votre religion". Et l'un des grands savants a dit : "La science de la religion n'est prise que de la bouche des savants".

Mon frère musulman : sache aussi que parmi les plus éminentes portes pour le bien, qui comportent beaucoup de récompenses, il y a l'apprentissage de la science de la religion et sa transmission avec sincérité à celui qui est ignorant et qui n'a pas appris. Le Prophète a fortement recommandé à sa communauté d'enseigner aux gens le bien, il leur a expliqué que cette porte comporte beaucoup de récompenses et que de très hauts degrés sont réservés pour celui qui aura suivi cette voie avec les gens. Le Prophète a dit :

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : "Est excellent parmi vous celui qui apprend le Qour'an et l'enseigne aux autres".

Et il a dit aussi :

ce qui signifie : "Le mérite du savant par rapport à celui qui s'occupe des adorations est comme mon mérite par rapport au moins valeureux d'entre vous".

Puis le Messager de Allah a dit :

[rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : "Certes, Allah l'agrée, et Ses anges, les habitants des cieux et des terres, jusqu'à la fourmi dans sa tanière et aux poissons prient pour celui qui enseigne aux gens le bien".

Le Prophète de Allah a dit en encourageant et en recommandant à apprendre la science et à l'enseigner aux gens :

[rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : "Que Allah accorde du bien à celui qui entend ma parole, l'a comprise puis l'a appliquée telle qu'il l'a entendue".

Sa parole comporte une incitation à l'apprentissage. Dans ce hadith honoré, le Prophète a fait une invocation en faveur de celui qui entend son hadith, l'apprend puis le transmet sans aucun changement ni aucune modification. Il a demandé à Allah qu'Il fasse que son visage soit gai le jour du jugement, sain de tout chagrin qui arrive à la suite des grandes terreurs de ce jour, car le jour du jugement comportera des terreurs immenses et de graves difficultés.

Mon frère musulman : certes l'apprentissage de la science de la religion et la connaissance du licite et de l'interdit est une lumière avec laquelle le croyant éclaire dans son bas-monde. C'est son arme puissante contre le chaytan qui suggère et embellit à l'homme les péchés et l'égarement afin de l'y faire tomber.

Par Muslim-93
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Dimanche 2 juillet 2006

La récitation du Qour'an et les mérites des secrets de Souratou l-Moulk


Le Qour'an honoré est un lien puissant. Il comprend des paroles sages que Allah nous a accordées, dont les mérites sont éminents.

Allah ^azza wa jall dit :

[sourat Az-Zoumar / 23] ce qui signifie : "Allah a fait descendre les meilleures paroles, un livre moutachabih – dont les sens des 'ayah ne se contredisent pas, dont l'éloquence est extrême et l'expression puissante –, les peaux de ceux qui craignent leur Seigneur en tremblent, puis deviennent souples ainsi que leurs cœurs pour l'évocation de Allah, c'est cela la guidée de Allah par laquelle Il guide qui Il veut".

Le Prophète  dit en incitant sa communauté à la récitation du Qour'an honoré, pour obtenir une part de ses mérites et de ses bénédictions ce qui signifie : "Récitez le Qour'an parce qu'il sera au jour du jugement un intercesseur pour ceux qui le lisent".

Et il a dit également ce qui signifie : "Comptent parmi les meilleurs d'entre-vous ceux qui ont appris le Qour'an et l'ont enseigné".

Allah a fait que dans certaines sourat et 'ayah il y ait des secrets et des grâces qui ne sont pas dans les autres et parmi ces sourat bénies dans lesquelles Allah a mis des miséricordes, des secrets particuliers et que le Messager honoré  a citées et a incité sa communauté à réciter et à apprendre, il y a Souratou l-Moulk, cette sourat  bénie  qui préserve celui qui la récite et le sauve du feu et du châtiment de la tombe, un châtiment véritable et confirmé comme nous l'a appris le Prophète éminent .

Ainsi, il a été rapporté de Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux, qu'il a dit : "Un des compagnons du Prophète avait installé sa tente sur une tombe, c'est alors qu'il avait entendu provenant de la tombe la récitation de son occupant qui récitait Souratou l-Moulk jusqu'à sa fin. Il s'était rendu par la suite auprès du Prophète et lui avait dit : Ô Messager de Allah, j'ai installé ma tente sur une tombe, et voilà que l'occupant de cette tombe récitait Souratou l-Moulk jusqu'à sa fin.

Alors le Messager de Allah a dit  ce qui signifie : "C'est elle celle qui préserve, et c'est elle celle qui sauve, elle sauve du supplice de la tombe".

Et il a également été rapporté de lui  qu'il a dit ce qui signifie : "Il y a une sourat dans le Qour'an qui protège et défend celui qui la récite jusqu'à le faire entrer au paradis, c'est Tabaraka l-ladhi bi yadihi l-moulk".

Le Prophète Elu  a incité sa communauté en insistant fortement à réciter cette sourat bénie et à l'apprendre par cœur.

Ainsi il a dit  à son sujet ce qui signifie : "Je souhaite qu'elle soit dans le cœur de toute personne de ma communauté".

Et il a été rapporté de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas qui est le fils de l'oncle paternel du Prophète , celui pour qui le Prophète a fait des invocations par sa parole ce qui signifie : "Ô Allah enseigne lui la sagesse et l'interprétation du Qour'an" au point qu'il était appelé Tarjoumanou l-Qour'an, l'exégète par excellence du Qour'an. Il a donc dit, que Allah l'agrée, à un homme : "Ne veux-tu pas que je te fasse réjouir par un hadith qui mettra la joie dans ton cœur ?" L'homme lui a dit : "Bien sûr" Alors il lui a dit : "Récite tabaraka l-ladhi bi yadihi l-moulk et enseigne-la à ta famille et à tous tes enfants, aux enfants de ta famille et à ceux de tes voisins parce que c'est elle la salvatrice,  c'est elle qui défendra au jour du jugement celui qui la récite et qui demandera que Allah le sauve du châtiment de l'enfer. Et c'est elle qui sauve celui qui l'a récitée du supplice de la tombe."

Il y a dans Souratou l-Moulk, un grand secret et un mérite éminent en raison de ce qu'elle comporte dans ses 'ayah comme sens de tawhid de Allah, de Son exemption des attributs des créatures et de Sa qualification par des attributs de perfection qui sont dignes de Lui. Elle comporte comme sens qu'Il est le Créateur de ce monde et de ce qu'il comporte comme choses surprenantes. Dans cette sourat bénie, il y a une confirmation de la Puissance à Son sujet, que rien ne Le rend incapable et qu'Il a créé sept cieux, les uns au-dessus des autres dans lesquels il n'y a pas d'imperfection ni d'incohérence. Cette sourat bénie comporte la confirmation de l'attribut de la science pour Allah ta^ala, qu'Il sait ta^ala tout ce qui concerne les créatures dans leur totalité, globalement et en détail, rien en elles ne Lui échappe. C'est Allah le Créateur et Celui à Qui appartient ce monde dans sa totalité, Qui n'a pas d'associé dans la divinité.

Voici certains sens de Souratou l-Moulk, alors à toi de l'apprendre et de la réciter tous les jours pour obtenir une part de ses bénédictions, de ses mérites et de ses secrets et pour avoir la grande récompense de l'au-delà, un jour où ni biens, ni enfants ne seront utiles sauf pour celui qui sera venu avec un cœur sain.

Par Muslim-93
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Vendredi 30 mars 2007
Mawlid Nabawyy

Cette célébration est une innovation, mais les innovations ne sont pas forcément mauvaise

Cheik Hicham Muhammad Kabbani

Dix preuves montrant
que la célébration de la naissance du Prophète Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm
est acceptée dans la Charia


1. Dieu dit: Réjouissez-vous du Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm)

Se réjouir à cause de la venue du Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) à l'humanité est une obligation ordonnée par Allah dans le Coran comme suit:

«De la grâce d'Allah et de Sa miséricorde qu'ils se réjouissent donc!» (Younus 10:cinquante-huit).

Cet ordre fut révélé parce que la joie rend le coeur reconnaissant de la miséricorde d'Allah. Et y a-t-il plus grande miséricorde de la part de Dieu que de nous envoyer le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm), auquel Il s'adresse en ces termes:

«Nous ne t'avons envoyé que par miséricorde pour les univers»
(Les prophètes 21:107).


Du fait que le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) a été envoyé comme une miséricorde à toute l'humanité, il incombe non seulement aux Musulmans, mais à tous les êtres vivants de se réjouir de sa personne. Malheureusement, aujourd'hui, certains Musulmans sont les premiers à rejeter cet ordre divin.

2. Dieu dit: Invoquez les bénédictions sur le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm)

L'anniversaire du Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) nous encourage à invoquer les bénédictions d'Allah sur lui et à faire ses éloges, ce qui est une obligation qui nous incombe selon l'ordre d'Allah dans le verset:

«Allah et ses anges envoient les bénédictions sur le Prophète. O croyants! invoquez sur lui les bénédictions et les meilleures salutations!»
(al-Ahzab 33:56).


«Les meilleures salutations,» ce sont les salutations pleines de respect et d'amour, pleines de louanges et d'admiration pour le haut rang du Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) et de son message. Se réunir dans le but de se rappeler le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) nous amène à invoquer les prières sur lui et à le louer comme Allah le demande. Quelqu'un oserait-il nier l'obligation qu'Allah nous impose à travers le Saint Coran? La récompense qu'on obtient quand on exécute un ordre divin, et la lumière divine que cette récompense apporte au coeur sont inestimables! Notons que le verset mentionne le pluriel: «Allah et ses anges envoient...» en assemblée. Il est donc incorrect de dire qu'invoquer les prières sur le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) et faire ses éloges doit se faire individuellement.

3. Le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) a souligné le lundi comme jour de sa naissance

Abou Qatada al-Anari raconte dans al Mouslim, Kitib as-iayam, que le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) avait été interrogé au sujet du jeûne du lundi et qu'il avait répondu:

«C'est en ce jour que je suis né et c'est en ce jour que j'ai reçu la prophétie


Nous citons de nouveau Moutawalla Chacrawi :

Plusieurs évènements extraordinaires se sont déroulés le jour de sa naissance comme cela est mentionné dans les hadiths et les livres de sira, et la nuit de sa naissance n'est semblable à celle d'aucun autre être humain.

Ces évènements et les hadiths s'y référant, dont le tremblement de la court de Chosroès, l'extinction en Perse du feu vieux de 1000 ans, la lumière issue d'Amina l'honorable mère du saint Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm), etc. sont relatés dans le livre al-Bidaya d'Ibn Kathir.
 

Nous citons pour vous un passage du Kitab al-Madkhal d'Ibn al-ajj (Vol. 1, p. 261): «C'est un devoir pour nous chaque lundi de Rabiç al-Awwal d'augmenter nos actes d'adoration afin de remercier Allah de nous avoir accordé une immense faveur: celle de nous envoyer son bien-aimé Prophète pour nous diriger vers l'Islam et la paix... Le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) répondit à quelqu'un qui l'interrogeait au sujet du Lundi: «En ce jour-là je suis né.» Ce jour du lundi honore le mois de Rabi^ al-Awwal parce que c'est le jour du Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) ... et il a dit: «Je suis le maître des enfants d'Adam et je dis cela sans orgueil»... et il a dit: «Adam et toute sa descendance seront sous ma bannière le jour du Jugement.» Ces hadiths ont été transmis par les deux cheicks [Boukhari et Mouslim]. Et, Mouslim cite dans son hadith que le Prophète a dit: «Je suis né un lundi et le premier message m'est parvenu un lundi.»»

Le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) commémorait donc le jour de sa naissance et remerciait Allah pour la grande faveur de l'avoir fait naître en jeûnant le lundi comme cela est mentionné dans le hadith de Abou Qataa. Cela signifie que le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) exprimait sa joie pour ce jour par le jeûne, qui est une forme d'adoration.
Depuis ce temps, toute sorte d'adoration pour marquer ce jour est acceptable. Même si nous changeons la forme (de l'acte pour exprimer sa joie), l'essence reste la même. Partant de là, jeûner, nourrir les pauvres, se rassembler pour louer le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) ou se remémorer ses vertus et son excellent caractère (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) tout ceci est considéré comme une commémoration du jour de sa naissance. (Voir plus loin le hadith «mourir le lundi».

4. Le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) commémorait l'anniversaire des autres prophètes

Le Prophète commémorait le jour et le lieu de naissance des Prophètes qui l'ont précédé. Parlant de la grandeur du vendredi, le Messager d'Allah a dit dans son hadith: «En ce jour, Allah créa Adam

Ceci signifie que le jour du vendredi est commémoré parce qu'Allah créa Adam en ce jour. En d'autres termes, ce jour est important du fait qu'il vit la création d'Adam (
Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm), prophète et père de tous les êtres humains. Qu'en est-il donc du jour où le plus grand des prophètes et le meilleur de l'humanité fut créé?

Le Prophète a dit: «En vérité, Allah me fit le sceau des Prophètes pendant qu'Adam était entre eau et argile.».

Pourquoi Boukhari a nommé un chapitre «Mourir le lundi»

L'Imam Qastallani dit:

Dans son livre intitulé Jana'iz (Funérailles), Boukhari a nommé un chapitre entier «Mourir le lundi.» Dans ce chapitre figure un hadith rapporté par Aïcha au sujet d'une question posée par son père Abou Bakr qui lui demanda: «Quel jour le Prophète est-il décédé?» Elle répondit: «Lundi.» Il demanda: «Quel jour sommes-nous aujourd'hui?» Elle répondit: «O père, nous sommes lundi aujourd'hui.» Il dit alors: «J'espère mourir avant la nuit.»

L'Imam Qastallani continue, «Pourquoi Abou Bakr demanda-t-il que sa mort soit un lundi? Afin qu'elle coincide avec le jour du décès du Prophète pour qu'il reçoive la baraka de ce jour. Quelqu'un a-t-il fait objection à la demande d'Abou Bakr de mourir le lundi dans l'intention de bénéficier de sa baraka? Pourquoi donc les gens refusent-ils aujourd'hui d'honorer le jour de la naissance du Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) en vue de recevoir sa baraka?»

Le Prophète Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm commémorait le lieu de naissance des autres prophètes.

Un hadith chez Bazzar, Abu Yacla, et Tabarani, déclaré authentique par Ibn ajar Haythami et Ibn ajar cAsqalani, relate qu'à la nuit de l'Isra' et du Micraj (l'ascension nocturne) l'ange Gabriel ordonna au Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) de prier deux rakcat à Bayt Lam (Bethléem), puis lui dit: «Sais-tu où tu viens de prier? Lorsque le Prophète lui demanda: où? Il lui dit: A l'endroit où ^Issa (Jésus) est né.»

5. Le Prophète Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm célébrait les grands évènements historiques

Le Prophète a toujours concilié les évènements religieux et les évènements historiques. Ainsi, pour chaque évènement significatif, il exhortait ses Compagnons de se le rappeler et de le commémorer, même s'il s'était déroulé dans un passé lointain. Ce principe est déduit entre autre du hadith suivant:
Lorsque le Prophète arriva à Médine, il vit les juifs jeûner le jour de Achoura. Il se renseigna (sur leur raison) à ce sujet et il lui fut rapporté que c'était en ce jour qu'Allah avait sauvé son Prophète Sayyidina Moussa et noyé ses ennemis.

Il dit alors ces mots bien connus: «Nous avons plus droit à Moise que vous.» Et le prophète encouragea les gens à jeûner ce jour et celui qui le précède.


6. L'obligation d'accroître notre amour pour le Prophète et de l'honorer

Allah demande au Prophète de rappeler à sa Communauté qu'il est primordial pour ceux qui prétendent aimer Allah d'aimer aussi le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm):

«Dis-leur: Si vous aimez Allah, suivez-moi (et aimez-moi et honorez-moi) et Allah vous aimera»
(3:31).

La célébration du Mawlid est motivée par cette obligation d'aimer le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm), de lui obéir, de se rappeler de lui, de suivre son exemple, Allah l'exalte aux nues dans le Coran avec ces mots:

«En vérité tu es (O Mouhammad) d'un caractère sublime
(68:4)


L'amour pour le Prophète est l'élément qui différentie les croyants dans la perfection de leur iman (foi). Dans un hadith authentique transmis par Boukhari et Mouslim, le Prophète a dit:

«Nul d'entre vous n'est croyant jusqu'à ce qu'il m'aime plus qu'il n'aime ses enfants, ses parents, et tous les gens

Et dans un autre hadith dans Boukhari il dit: «Aucun de vous n'est croyant jusqu'à ce qu'il m'aime plus que sa propre personne», et Sayyidina `Oumar
Radi Allâh ^Anhou dit: «O Prophète, je t'aime plus que ma propre personne.»

La perfection de la foi est liée à l'amour pour le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) parce qu'Allah et Ses anges l'honorent continuellement, comme souligné dans le verset du Coran vu précédemment:

«Allah et Ses anges envoient des bénédictions sur le Prophète».

L'ordre divin qui suit immédiatement ce verset est «O croyants, invoquez des bénédictions sur lui,» ce qui signifie que la condition sina qua non d'être un croyant dépend et doit se manifester par l'invocation de prières sur le Prophète (
Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm). Seigneur! répand Ta Bénédiction, Ta paix et Ta miséricorde sur le Prophète, sa Famille, et ses Compagnons.

7. L'effet du Mawlid sur les non-croyants

Exprimer sa joie pour la naissance du Prophète et célébrer son anniversaire comporte des effets bénéfiques, par la miséricorde d'Allah, même sur les incroyants.
Ceci est mentionné dans Boukhari qui rapporte en effet: «Chaque Lundi Abou Lahab est libéré de son châtiment, dans sa tombe, parce que de son vivant il libéra sa servante Thouwayba lorsqu'elle lui rapporta la nouvelle de la naissance du Prophète (
Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) son neveu».

Le afi Chamsouddin Mouhammad ibn Nasirouddin ad-Dimashqi a écrit à ce sujet dans son livre Mawrid as-ada fi Mawlid al-Hadi:
 

Si un kafir qui était condamné pour l'éternité à l'enfer avec «Tabbat yada Abi Lahab» (sourate 111) gagne un sursis tous les lundis parce qu'il s'était réjoui de la naissance d'Ahmad, que pensez-vous du serviteur qui, toute sa vie, fut heureux avec Ahmad et qui, mourant, dit: La ilaha illallah Mouhammadoun Rassouloullah?

8. L'obligation de connaître la vie du Prophète Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm et de l'imiter

Il nous est recommandé de connaître le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm), ses miracles, sa naissance, son caractère, sa foi, ses signes et miracles, ses retraites spirituelles, ses actes d'adoration, et tout ceci n'est-il pas obligatoire pour un Musulman? Par conséquent, qu'est-ce qui est meilleur que la célébration de sa naissance qui symbolise l'essence de sa vie? Se souvenir de sa naissance nous emmène, en effet, à nous souvenir des autres aspects de sa vie, et cela attire la satisfaction d'Allah sur nous, car ce faisant, nous connaîtrons mieux le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) et nous serons mieux préparés à nous corriger, à l'imiter, et à le prendre comme modèle.
Voilà pourquoi la célébration de sa naissance est bénéfique pour nous.


9. Le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) acceptait la poésie en son honneur

De son vivant, il est bien connu de tous que les poètes venaient au Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) faire son panégyrique, décrivait ses campagnes et ses combats, et faisaient de même avec ses Compagnons. Abou Bakr, Ali, Fatima, et nombreux autres parents et proches du Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) ont composé des poèmes en son honneur. Cela est vérifié dans les traditions ainsi que les Sira ou livres biographiques dont ceux d'Ibn Hicham, al-Waqidi, et autres. Le Prophète appréciait ces compositions et il est rapporté dans l'Adab al-moufrad de Boukhari qu'il a dit: «Il y a une sagesse dans la poésie.» L'oncle du Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) al-Abbas a composé un poème où il célèbre la naissance du Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) en ces termes:

Lorsque tu es né, la terre brillait

et le firmament contenait à peine ta lumière!
Grâce à cette splendeur, et à cette lumière, et à cette voie bien guidée, nous pouvons espérer traverser le chemin.

Ibn Kathir mentionne aussi que d'après les Sahabas, le Prophète chanta ses propres éloges et récita de la poésie au sujet de sa propre personne en pleine bataille de Honayn dans le but d'encourager ses Compagnons et de faire peur à ses ennemis. Ce jour-là il dit: «Je suis le Prophète, en vérité! Je suis le fils de Abd al-Moualib!»

Le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) par conséquent était content de ceux qui faisaient son éloge et les récompensait avec ce qu'Allah lui donnait comme provisions. Si nous nous réunissons dans le but d'accomplir un acte qui nous rapproche du Prophète (
Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm), cela veut dire que nous nous rapprochons d'Allah et bénéficions de Sa miséricorde.

Chant et récitation de poèmes

Ibn Qayyim al-Jawziyya écrit dans son livre, Vol. 1, page 489:
Le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) a recommandé à Aicha Radi Allâh ^Anhou de permettre à deux dames de chanter le jour de la Aìd. Il dit à Abou Bakr: «Laisse-les chanter parce que pour chaque nation il y a une fête et celle-ci est la nôtre

Ibn Qayyim commente que le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) donnait aussi la permission de chanter pendant les cérémonies de mariage et, comme on l'a déjà dit, autorisait la poésie à son égard. Anas (
Radi Allâh ^Anhou) et les autres Compagnons louaient le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) et récitaient ce poème avant la célèbre bataille des tranchées:
Nous sommes ceux qui avont prêté serment de loyauté à Mouhammad
pour la jihad aussi longtemps que nous serons en vie.

Ibn Qayyim mentionne aussi le long poème de Abdoullah ibn Rawaqui où ce dernier chanta les éloges du Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) à son entrée à la Mecque, après cette audition le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) pria pour lui. Il pria aussi pour un autre poète, assan ibn Thabit, afin que Allah le soutienne avec le Saint-Esprit. Similairement, Kacb ibn Zoubayr fut récompensé d'une robe par le Prophète pour son poème. Le Prophète Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm demanda à Aswad ibn Sari de composer des poèmes louant Allah, et demanda à un autre de réciter le poème de 100 vers que Oumayyah ibn Abi al-al avait composé. Ibn Qayyim continue, «A'icha récitait tout le temps des poèmes à sa louange et il les appréciait.»

Oumayyah ibn Abi al-Salt est un poète de la Jahiliyya qui est mort à Damas avant la venue de l'Islam. Il était un homme pieux qui évita l'alcool et l'adoration des idoles, comme cela fut rapporté par Dhahabi dans Siyar a`lam al-noubala' (2:23).
 

Au décès du Prophète, Hassan ibn Thabit récita cette éloge funèbre:

Je dis, et personne ne peux me taxer d'être dans l'erreur,

Sauf celui dépourvu de tous les sens:
Je ne cesserai jamais de le louer.
Il se peut que faire cela m'éternise au Paradis
Avec l'Elu dont mon espoir réside en son support.
Et pour atteindre ce jour j'applique tous mes efforts.

Le Prophète Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm a permis de jouer du tambour pour une bonne intention
Ibn Abbad le Mouaddith a donné la fatwa (décision) suivante dans ses «lettres»: Il commence par citer le hadith suivant: «Une dame vint au Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) à son retour d'une bataille et lui dit: O Messager d?Allah, j'ai fait le vu de jouer de ce tambour à tes côtés si Allah te ramenait sain et sauf. Le Prophète Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm lui dit alors: Exécute ton voeu.» (Abou Dawoud, Tirmidhi et Ahmad).

Ibn Abbad continue, «Il n'y a pas de doute que jouer du tambour est une forme de divertissement quoique le Prophète lui ait ordonné de remplir son voeu. Il le fit parce que l'intention de la dame était de l'honorer à son retour sain et sauf de la bataille. Son intention était bonne et ce n'était pas dans le but de commettre un péché ou de donner cours à des futilités. Partant de là, toute personne qui célèbre l'anniversaire du Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) avec une belle voix, avec de bonnes intentions, par la lecture de la Sirah et les louanges au Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) n'est pas à condamner.

Chant et récitation du Coran

Ibn al-Qayyim dit dans son livre Madarij as-Salikin:
Allah donna la permission au Prophète Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm de réciter le Coran mélodieusement. Abou Moussa al-Achcari récitait un jour le Coran d'une voix mélodieuse et le Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) l'écoutait. Lorsqu'il eut finit, le Prophète le félicita pour sa belle voix et l'assura qu'Allah lui avait donné un mizmar (une flûte) comme celle de Daoud ^alayhi sallam. Abou Moussa répondit: «O Messager d'Allah, si j'avais su que vous m'écoutiez, je l'aurais récité avec plus de mélodie et avec une plus belle voix, une voix que vous n'avez jamais entendu auparavant.»

Ibn Qayyim continue en disant que le Prophète Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm a dit: «Décorez le Coran avec votre voix» et «Celui qui ne chante pas le Coran n'est pas des nôtres.»
Ibn Qayyim commente à la page 490:
«Prendre plaisir à écouter une belle voix est acceptable, comme on prend plaisir à un beau paysage aux montagnes, à la nature, à une odeur agréable ou à un bon repas, aussi longtemps que cela est en conformité avec la Charica. Si écouter une belle voix est haram, de même prendre plaisir à toutes ces choses est aussi haram

Ibn Qayyim conclue à la page 498:
Ecouter une belle voix célébrer l'anniversaire du Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) ou célébrer n'importe quel autre jour important de notre histoire procure la paix et achemine au coeur de l'auditeur la lumière du Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm), et il boira de la source de Mouhammad (al-cayn al-Mouammadiyya).


10. L'unanimité (ijmac) des oulama sur la permissibilité du Mawlid

Célébrer l'anniversaire du Prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) est un acte que tous les oulama du monde musulman ont accepté et continuent d'accepter. Cela signifie qu'Allah l'accepte, car selon le hadith de Ibn Mas`oud rapporté dans le Musnad de l'Imam Ahmad: "Tout ce que la majorité des Musulmans considère juste est vrai pour Allah, et tout ce que la majorité des Musulmans considère faux est faux pour Allah"

Allâh est plus savant
Par Muslim-93
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